La promesse de Leiba : quand un roman promet beaucoup… et tient surtout son décor !
Un roman qui promet une grande fresque entre Odessa et l’Amérique, mais dont l’élan se brise en chemin. Entre précision ethnographique, amour d’enfance idéalisé et construction déséquilibrée, La promesse de Leiba laisse une impression de potentiel inachevé. Si vous souhaitez entrer dans cet article par la voix, l'épisode audio est disponible en bas de cette page. Il y a des livres dont on devine la fin avant même d’avoir tourné la moitié des pages. La promesse de Leiba , de Claude Tovel Posternak, appartient à cette catégorie d’ouvrages où la connaissance de l’Histoire devient un spoiler involontaire . Ce n’est pas en soi un défaut (certains romans assument parfaitement que le lecteur en sache plus que les personnages) mais encore faut‑il que le chemin soit à la hauteur de la destination. Ici, le trajet laisse un goût d’inachevé. Odessa, Gromokleï : un décor minutieux, presque ethnographique Le roman s’ouvre sur la rencontre de deux enfants juifs, Leiba et Chana, à la toute fin d...