La Dame blanche, Sergueï Lebedev
Sous la poussière noire du charbon, il reste parfois une lumière. La Dame blanche est de ces romans qui descendent au fond de la mine pour y chercher non seulement les traces de la violence, mais aussi ce qui permet encore de lui résister. La Dame blanche, ou comment raconter la nuit sans renoncer à la lumière Il y a des livres qui ne se laissent pas approcher facilement. Pas parce qu’ils sont obscurs, ni parce qu’ils sont trop exigeants, mais parce qu’ils réveillent quelque chose en nous : un scrupule, une gêne, une frontière intérieure que l’on n’avait pas vue se dresser . La Dame blanche, de Sergueï Lebedev , est de ceux-là. La vérité, c’est que je suis entrée dans ce roman à reculons . La vérité, c’est que j’en ai eu un peu honte . La vérité, c’est que j’avais repéré ce livre depuis longtemps, qu’il croisait mes recherches pour Lumières d’Ukraine, qu’il cochait tous les critères thématiques qui m’intéressent : le Donbass, 2014, les premières heures de l’invasion russe. Et pourtant...